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Documents pour l'histoire géographie

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15 avril 2012

Devoir maison pour vendredi 20 avril, classe de 1ère et 2de

Bonjour,

pour compenser mon absence, vous devez effectuer un travail à la maison à rendre vendredi 20 avril au plus tard dans mon casier en salle des professeurs. C'est un travail obligatoire. Vous trouverez ci-dessous  mes cours mis en ligne et les DM pour les classes de secondes et de premières STG.

Mr. Yakoubsohn.

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15 avril 2012

Cours seconde sociétés et culture rurales en Europe XI-XIIIe siècles

 

A insérer dans la première partie du cours

 

II- L'Église au cœur de la société

B- L’organisation de l'Église

3- Le renouveau monastique

 

Ce qu’il est important de retenir :

-       Après un essoufflement du mouvement bénédictin (règle de Saint Benoît en 540, voir p.98 du manuel), apparition de Cluny et de Cîteaux (voir carte p 101 du manuel).

-       Apparition des ordres mendiants et prêcheurs (voir cours p.108 doc.5 p.109)

-       Pour comprendre la vie d’un monastère, répondez aux questions p.99

 

 

 

Deuxième partie du cours :

 

Sociétés et cultures rurales en Europe

XIème – XIIIème siècles

 

Introduction :

La terre est la base de l'économie et l'espace rural le cadre de vie de la majorité de la population. Ceux qui possèdent le sol sont les seigneurs, et ceux qui la travaillent, les paysans.

Il faut se demander quelles sont leurs conditions de vie et de travail.

 

Problématique : comment est organisé le territoire rural et la société villageoise de l'Europe médiévale ? Pour répondre à cette question, il faut aussi se demander ce qu'est la féodalité.

 

 

I - Les paysans et la terre aux XIème – XIIIème siècles

 

A) Une nature encore sauvage

 

Le paysage rural est divisé en :

 

¤ saltus : forêts, broussailles… C’est un espace qui fournit le bois de chauffage, qui permet la fabrication d’outils, de maisons… Il peut également fournir des fruits, du miel, du gibier…

¤ ager : le sol cultivé. Il fournit la nourriture de base (céréales notamment). Au XIe siècle, il est encore très minoritaire en Europe.

 

B) Les grands défrichements

 

La période est marquée par une évolution des paysages ruraux, conséquence des progrès agricoles :

 

- La surface cultivée augmente : les XIème – XIIIème siècles sont une période marquée par les grands défrichements (déjà vu).

- Les rendements croissent : p.124-125 : progrès de l'attelage et apparition charrue + Recours à l’assolement biennal puis triennal terres divisées en deux ou trois soles, dont une laissée en jachère pour laisser la terre se reposer.

 

 

C) L'incastellamento

 

Donc : accroissement de la population et regroupement en village  (photo p.125). C'est le phénomène de l'incastelamento (fortification d'un village, construction d'un castrum,  regroupement de population)

 

À côté de "l'élargissement des terroirs anciens", pour reprendre ici les mots de G. Duby, il y a eu aussi la création de nouveaux terroirs, par des groupes qui s'étaient constitués. Un cas typique est celui de la Flandre, où de grands seigneurs ecclésiastiques – de riches abbayes – se sont associés avec de grands seigneurs laïques – le comte de Flandre en tête : les premiers apportaient la terre, tandis que les seconds disposaient des "rouages du pouvoir" et pouvaient "octroyer des privilèges d'ordre judiciaire, fiscal et institutionnel" aux défricheurs. Dans ce genre d'entreprise, on faisait appel, quand c'était possible, à une main-d'œuvre se trouvant à peu près sur place, mais le plus souvent, on employait des "hôtes", venus de plus loin. Par exemple, la région parisienne a reçu de véritables immigrants venus du Maine, de l'Anjou, du Poitou, de Bretagne, du Massif central. Il s'est ainsi créé beaucoup de villages autour desquels s'étendaient les champs nouvellement établis.

 

Ce phénomène engendre la croissance de l'élite nobiliaire et ecclésiastique et de son pouvoir dans le cadre de la seigneurie.

 

 

II- Qu’est-ce que la seigneurie ?

 

 

A) La seigneurie rurale

 

Une seigneurie rurale, c’est le cadre de domination d’un maître sur les paysans. Le plus souvent, elle est à la fois foncière et banale. Le paysan a des terres (tenures) concédés en échange de redevances et services.

 

p.127 : identifiez les éléments de la seigneurie Wismes.

Gibet, tenures, champs, château, église, bois communaux, moulin.

 

B) Les différents types de seigneuries :

 

- la seigneurie foncière : elle est divisée en deux parties : la réserve, qui est le domaine du seigneur sur lequel les paysans de la seigneurie doivent effectuer des corvées ; les tenures, qui sont données aux paysans en échange du paiement de droits seigneuriaux comme le cens.

 

- la seigneurie banale : elle correspond au droit de ban, c’est-à-dire au pouvoir de commandement du seigneur. Le seigneur doit protéger ses paysans et leur demande en échange des redevances : tonlieux (taxes sur les marchés), péages, banalités (taxes perçues par le seigneur pour l’utilisation d’un four, d’un moulin…).

Sans titre4 

 

-  La seigneurie ecclésiastique : les abbés contribuent à fonder de nouvelles seigneuries. Par exemple, la seigneurie de Guillerval, qui dépend de l'abbaye de Saint-Denis.

 

L'extension de la seigneurie de Guillerval (seigneurie ecclésiastique au sud-ouest de Paris)

 

« La seigneurie de Saint-Denis appelée Guillerval avait depuis longtemps si peu d'assise qu'il n'y avait pas de domus (1) où l'abbé put se reposer, ni grange, ni réserve. Les paysans ne payaient par an que quatre muids (2) pour le cens (3) de leur terres cultivée, avec un modeste cens annuel pour leur demeure.

Pour améliorer la seigneurie, nous avons acquis une terre de trois charruées (4). Dans cette nouvelle terre, au milieu de la villa (5) proche d'une source, nous avons fait ceindre de mur une cour convenable et construit une maison forte et défendable, avec grange et tout le nécessaire, non sans grande dépenses. Et pour remédier à la sécheresse du plateau de la Beauce, nous avons crée un vivier circulaire et riche en poissons. Ce lieu, jadis de peu de rapport, vit notre revenu annuel s'y élever à cinquante muids de grain.  Car remettant aux paysans le cens minime qu'ils y payaient, nous nous sommes réservés tout le produit de la terre. »

1 : Maison pour le seigneuriaux

2: Unités de céréales

3: Loyer dû au seigneur pour pouvoir cultiver une terre

4: Unités de terrain

5 : domaine foncier dans l'antiquité romaine, le nom est resté au Moyen-Âge.

 

Comment l'abbaye de Saint-Denis met en valeur sa seigneurie ecclésiastique de Guillerval ?

 

Attraction de paysans par : un cens faible, construction d'une place forte et d'une domus, de granges, vivier à poissons. Augmentation de la surface cultivable. Résultat : hausse des revenus pour l'abbaye.

 

 

Il existe d’autres liens que ceux entre le seigneur et ses paysans. En effet, des rapports entre les puissants se nouent : c’est ce que l’on appelle la féodalité.

 

III – Qu'est-ce que la féodalité ?

 

 

La féodalité : ensemble des liens qui organisent des obligations réciproques entre deux puissants : un seigneur et son vassal.

 

A) Le rituel du contrat de vassalité

 

Un homme devient le vassal d’un autre au cours d’une cérémonie.

Doc1 et 2 p122 : dégager les étapes de la cérémonie : accolade ; serment ; remise du fief

 

¤ l’hommage : le vassal s’engage à servir son suzerain. Pour cela, le futur vassal se met à genoux devant le seigneur, place ses deux mains jointes entre les siennes (auxilum manuum). Le suzerain lui demande s’il veut être son homme. Le vassal répond « volo » (« je le veux »). L’hommage se termine par un baiser de paix, sur la bouche (osculum).

¤ le serment de fidélité : serment par lequel le vassal jure de rester fidèle à son suzerain. Ce serment est en général prêté sur des reliques ou un objet saint pour rendre le pacte sacré.

¤ l’investiture du fief : c’est la remise du fief, un bien, le plus souvent une terre. L’investiture du fief consiste pour le seigneur à remettre à son vassal un objet symbolisant le fief (une motte de terre, une branche…). Le fief est la contrepartie de l’obligation, pour le vassal, de servir son suzerain.

 

B) Droit et devoirs du suzerain et du vassal.

 

Questions doc5 p.133 :

1. Protection du seigneur et de ses biens, conseils, soutien militaire, accueil.

2. Le roi est le souverain suprême, on ne peut en théorie l'attaquer.

 

¤ Suzerain et vassal ont des droits et des devoirs mutuels. Le suzerain doit protéger son vassal, sauf s’il le trahit. Le vassal doit aide (militaire et économique en cas de besoin), sécurité (ne pas nuire au seigneur, à sa famille, à ses biens) et conseil (notamment en matière de justice) au seigneur.

¤ L’ensemble des suzerains et des vassaux forment progressivement un groupe fermé qui va ensuite prendre le nom de noblesse. Les vassaux considèrent alors que leur fief est un bien familial héréditaire.

 

Conclusion :

La société rurale de l'Europe médiévale est rurale, seigneuriale et féodale. La majorité de la population  vit du travail de la terre, qui reste un dur labeur malgré des progrès agricoles. Les seigneurs incitent aux défrichements et regroupent des populations autour des castra. Les serfs ne sont pas des hommes libres et dépendent des seigneurs. Ces derniers sont liés par les liens de vassaux à suzerains.

 

Devoir maison : sociétés et cultures de l'Europe médiévale

 

A rendre au plus tard vendredi 20 avril dans mon casier en salle des professeurs

 

 

15 avril 2012

Devoir maison seconde histoire

DEVOIR MAISON D'HISTOIRE

 

 

I- Étude de documents 12 points : toutes les réponses doivent être justifiées et s'appuyer sur les documents

 

  1. Quel est le thème de ces deux textes ? Replacez les dans leur contexte historique.
  2. A l'aide des documents, rappelez ce qui caractérise les travailleurs dépendants (serfs et serves) dans la société médiévale.
  3. Quels sont les différents conflits qui peuvent surgir autour des serfs ? (aidez vous des deux documents)
  4. Quel bilan peut-on faire de la situation des serfs entre le XIe et le XIIIe siècle ? Insistez sur le rôle du seigneur.

 

1. Un désaccord entre seigneurs (début XIe)

 

   « Le comte (1) Foulques et l'abbé de Saint-Florent Adhebert vinrent en justice. L'abbé disait que toute leur descendance appartenait à Saint-Florent selon la coutume de ce pays. Mais le comte le contestait et revendiquait la moitié pour lui-même. Finalement, devant la violence démesurée du comte, l'abbé consentit avec l'accord des moines que les enfants de Landry, susdit serf, soient partagés.

Par conséquent, le comte Foulques reçut dans sa part les enfants suivants : Eude Brunel et Dodon, devenu par la suite son bouteiller ; Witberge également, la femme d'Hubald, veneur ; Adélaïde aussi, la femme de Constant, veneur de la Pouèze. Ledit abbé reçut quant à lui pour la part de Saint-Florent : Archembaud, Herbert, prêtre, Sufficia aussi et Witburge. »

 

1: le titre de comte est un tire nobiliaire

 

L. Halphen, Le comté d'Anjou au XIe siècle, A. Picard, Paris, 1906

2. La rebellion des serfs du monastère de Saint-Arnoul, décembre 1102

 

   « Forts de leur grand nombre et d'une grande agitation du peuple, ils soutenaient qu'ils ne donneraient absolument plus la taxe à payer pour prendre des épouses (1) et la part de leur bien que nous appelons couramment mainmorte (2). Ils affirmaient qu'ils prendraient des épouses libres sans aucune considération pour le monastère et qu'ils donneraient leurs filles, libres, à des hommes d'ailleurs et ainsi, ils se soustrayaient au droit et à la servitude du monastère.

Sur tout cela, nous avons porté plainte et revendiqué en présence de dame Adèle, notre comtesse, l'épouse d'Hugues le Grand, frère du roi de France Philippe et qui était alors parti en pèlerinage à Jérusalem. En présence de la comtesse, de tous les barons et de la foule innombrable qui participait à cette dispute, ils ont reconnu être à perpétuité les serfs et les serves de l'église Saint-Arnoul, de même que toute leur descendance. Ils ont prêté serment de fidélité devant le peuple. Chacun des hommes et des femmes a payé la redevance et le prix de leur tête, c'est à dire 4 deniers »

 

1:taxe dont doivent s'acquitter les serfs quand ils veulent se marier avec un(e) dépendant(e) d'une autre seigneurie.

2: biens qui ne peuvent être transmis en héritage et qui reviennent au seigneur à la mort du serf.

 

B. Guérard, Polyptique de l'abbé Irminon, Archives départementales de l'Oise.

 

 

II- Paragraphe argumenté  8 points : résumez en un quinzaine de lignes les rôles de l'Eglise dans la société médiévale. 

15 avril 2012

Cours Peuplement, réseaux et mobilités en France

PEUPLEMENT, RESEAUX ET MOBILITÉS EN FRANCE

 

 

Introduction :

 

La densité moyenne de la France est de 107 habitants/km2, mais cette moyenne reflète mal les disparités régionales et les dynamiques de peuplement (manière dont une population occupe un territoire) et de mobilités (voir encadré)

 

Comparaison de paysages (point de vue sur l'espace géographique)

p.143 : décrire les paysages de Lille, Paris et Laurac le Grand, en reprenant les trois éléments du titre du cours.

 

 

Peuplement

Réseaux

Mobilités

Lille

forte densité de population

Réseaux de transports publics (tramway) (Lille-Roubaix) et routiers (axes rapides)

Importante mobilité pendulaire intercommunale (déplacements réguliers dans un but professionnel, de consommation ou de loisir )

Paris

Très forte densité

Routiers (axes urbains saturés), fluviaux (Seine) et ferrés (RER) 

Très importantes mobilités communale et inter-départementale.

Laurac le Grand

Faible densité rural profond

Route communale

Peu importante

 

Bilan tableau à l’aide des cartes p.144 :

Le territoire français est structuré par le peuplement

-      la population se distribue et varie inégalement sur le territoire (Ile de France, 2,2% du territoire concentre 18% de la population) 

-      s'urbanise (80% des français en ville) :

 

… et les réseaux de transports

-      phénomène de métropolisation (voir encadré)

-      mobilité à différentes échelles (anamorphose SNCF)

 

Problématique : Quelles sont les dynamiques du peuplement en France et comment les réseaux et les métropoles structurent le territoire ?

 

           I-    Répartition et dynamique de la population

A)   Répartition 

B)   Les dynamiques de peuplement à différentes échelles

C)   La France, terre d'immigration.

 

           II-   Les réseaux et structurent le territoire

A)   Les métropoles

B)   Les réseaux de transports

C)   Les déséquilibres spatiaux

I Répartition et dynamiques de la population française

 

A) Un peuplement contrasté et évolutif

 

1) Une répartition inégale sur le territoire

 

Comparaison cartes p.144 (aide de l’atlas en fin de manuel)

 

1. Quelle permanence et évolution entre ces deux cartes ?

Plus de faibles et de fortes densités et moins de moyennes, les espaces urbains étendus et des espaces ruraux plus vides, développement des littoraux et du Sud.

 

2. Les géographes identifient une « diagonale du vide » : d’après vous où se situe-t-elle ? Est-elle récente ?

De la Meuse aux Landes (Champagne Ardennes, Bourgogne, Auvergne, Limousin, Midi-Pyrénées, Aquitaine). Tendances anciennes se confirment mais développement de pôles de fortes densités (Dijon, Clermont-Ferrand, Toulouse), donc attention à l’expression.

 

3. Quelles sont les régions les plus densément peuplées ? Identifiez les grandes villes.

Ile de France (912 hab/km2), Nord Pas de Calais (312 hab/km2), Alsace (209), Haute Normandie (145), PACA (144). Paris, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes.

 

Définitions

 

- Déprise agricole : La déprise agricole est une composante de l'évolution des territoires ruraux. Elle contribue à transformer certaines campagnes en profondeur : apparition de friches, reboisements, réaffectation à d'autres usages (tourisme, zones de protection de la nature - parcs ou autres), arrivée de néo-ruraux profitant d'espaces aux disponibilités foncières attractives. "La France du vide", selon l'expression du géographe poitevin Roger Béteille* en 1981), est celle des faibles densités, inférieures à 45 hab/km² en moyenne (voire de 25 ou 20 hab/km² selon certains géographes spécialistes de ce champ d'étude) pour les densités des espaces à dominante rurale. Ils se concentrent, majoritairement, sur une diagonale Nord-est / Sud-ouest (qualifiée parfois de "diagonale du vide") incluant des zones de montagne comme la Lozère, département le moins densément peuplé de la France métropolitaine (14 hab/km²). Cette "diagonale" a cependant tendance à se fractionner. Ainsi, l’étalement urbain toulousain gagne l’arrière-pays ariégeois, bien au-delà de la seconde couronne de périurbanisation.

 

- Urbanisation : augmentation de ceux qui habitent en ville par rapport à l'ensemble de la population et de la superficie de l’espace urbain. 

 

 

2) Les gains de population régionaux

 

Doc.2 et 3

 

1. Pourquoi la population de Champagne-Ardenne diminue-t-elle ?

Plus de départ que de naissances.

 

2. Quelles sont les régions qui gagnent plus de 0,65% de population par an ?

Arc de la Bretagne aux Alpes (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc, PACA, Rhône-Alpes).

 

3. Identifiez maintenant les régions où le gain de la population est du au solde naturel, en expliquant pourquoi il est particulièrement élevé dans certains départements.

Solde naturel : Nord de la Ligne Bretagne-Alpes, sauf Bourgogne. Il est élevé en IDF, Haute Normandie, Picardie, NPDC, Alsace, PDL et Rhône-Alpes, car plus de 25% de moins de vingt ans.

 

Quel est le principal facteur d’accroissement de la population ?

Des migrations intérieures expliquent principalement l’évolution de la population des régions et comblent un différentiel important du solde naturel. Globalement, le Nord perd de la population, même si les taux de natalité sont élevés, au profit du Sud.

 

Définitions

 

- Solde naturel : différence entre le nombre de naissance et le nombre de décès sur un territoire.

- Solde migratoire : différence entre les arrivées (ou entrées) et les départs (ou sorties) d'habitants d'un territoire donné.

- migration : changement de lieu de résidence.

 

3) Schématisation

 

Schématisez la répartition inégale et dynamique de la population

 

4) La concentration urbaine

 

Doc 1 p.148 : Transformer le graphique en tableau en tableau indiquant les chiffres absolus et les pourcentage (total superficie France métropolitaine : 543 965 km2)

 

 

1936

1962

1982

1999

Superficie des espaces urbains

38

45

80

100

Population urbaine

21

28

40

44

Population rurale

20

19

15

14

Population totale

41

47

55

58

 

Les migrations internes se compose aussi des populations qui s’installent de plus en plus dans les périphéries et banlieues des villes, au détriment des centres-villes (même si on observe un léger retour) et les populations qui quittent certaines zones rurales (même si en parallèle on peut avoir un phénomène de rurbanisation: arrivée de population d‘origine urbaine en zone rurale). Voir la spirale du déclin démographique p. 147

 

Conclusion : de forts contrastes des trames de peuplement : évolution séculaire du territoire français : attractivité des régions précocement industrialisées et des centres urbains, en particulier celle de la capitale parisienne ; renforcement depuis quelques décennies des autres grandes aires urbaines ; mouvement migratoires vers un arc grand sud.

B) Les dynamiques de peuplement à différentes échelles

 

 

1) L’arc métropolitain à l’échelle nationale

 

La concentration dans un nombre réduit de villes : onze aires urbaines représentent la moitié de l’accroissement démographique dans la dernière décennie du XXe siècle, même si la France possède un maillage important de villes petites et moyennes.

 

Carte p.149 : localisations et classement des principales aires urbaines.

 

A U

 

 Pop (2008)

1

Paris

12 089 098

2

Lyon

2 118 132

3

Marseille-Aix-en-Provence

1 715 096

4

Toulouse

1 202 889

5

Lille (partie française)

1 150 5306

6

Bordeaux

1 105 257

7

Nice

1 005 230

8

Nantes

854 807

9

Strasbourg (partie française)

757 6097

10

Grenoble

664 832

11

Rennes

654 478

 

 

Question 4,5,6 p.148, puis schématisez l’arc des métropoles

 

4. La superficie est immense, le nombre d’habitant six fois plus nombreux que la 2ème AU du pays (Lyon) et sa croissance urbaine est la plus rapide (300 000 hab en 10 ans)

5. Aucune grande ville n’a pu se développer à proximité car trop grande polarisation et concentration de pouvoir : plutôt au sud, sur les façades littorales.

6. Rennes, Nantes, Toulouse, Montpellier, puis Bordeaux, Toulon, Nice, Grenoble, Lyon, Strasbourg. Les métropoles françaises ne croissent pas à la même vitesse, certaines sont plus attractives que d’autres.

 

Définition :

 

- Macrocéphalie : désigne de façon figurée la configuration d'un espace dominé par un pôle unique concentrant population, activités et fonctions au point de freiner voire d'empêcher l'affirmation de pôles secondaires. Ex : Paris, Mexico (un tiers de la pop. Mexicaine)

 

Schématisez progressivement au tableau : une ville est « un groupement aggloméré de plus de 2000 personnes », selon l’Insee. Aggloméré signifie moins de 200m entre chaque bâtiment. Cette définition devient insuffisante, 97% des Français habiteraient alors en ville.

L’Insee base désormais sa définition de la ville sur la notion d’aire urbaine, basée sur l’emploi et les mobilités entre le périurbain et le pôle urbain.

Un pôle urbain (agglomération de plus de 5000 emplois) + une couronne périurbaine (communes dont 40% des actifs ou plus vont travailler dans l’aire urbaine) = aire urbaine. (3p.149). Cela permet de mieux différencier espace urbain qui s’étale (grignotage) et le phénomène de polarisation des métropoles (voir encadré).

 

 

 

2) Dynamique de peuplement à l’échelle de la région PACA

 

La région PACA est un bon exemple de l’organisation d’un territoire par les métropoles :

 

Doc. 4, 5, 6

1. PACA gagne 2M d’habitants en 50 ans et atteint 5M (fortes migrations et solde naturel positif).

2. Population, emploi, urbanisation, réseaux de transports concentrés sur le littoral et la vallée du Rhône contrastent avec l’arrière pays, agriculture fragilisée puis montagne en déprise.

3. L’armature urbaine régionale suit un axe sur lequel se juxtaposent les principales AU. Facteurs explicatif, littoral, réseaux de communication historiques et aménagés, bipolarité régionale.

4. L’étalement vient de la périurbanisation résidentielle et économique. Les conséquences : consommation d’espace (hausse loyer et pression sur l’agriculture), saturation réseaux de transports et nouveaux projets d’infrastructures), pollution.

 

Définition :

- Périurbanisation : transformation des espaces forestiers ou agricoles des périphéries des villes en espace urbain.

- Mitage : Étalement, sans plan d'urbanisme réellement cohérent, d'infrastructures, de zones d'habitat, de zones d'activité, dans des espaces initialement ruraux (forestiers ou agricoles). Le phénomène de mitage s'observe en zone périurbaine, sous l'effet de fortes pressions foncières ou/et touristiques.

 

 

 

 

 

 

3) Périurbanisation et mouvement pendulaire à l’échelle locale

 

 

 

Doc.7

 

1. La superficie a fait plus que doubler

2. Le long des voies de transport et à partir des noyaux urbains préexistants

3. Les zones résidentielles sont avant tout pavillonnaires et économiques sont industrielles (accès autoroutes et voies ferrées vers Paris).

4. Des zones agricoles ont disparu (artificialisation des sols), la durée des transports a augmenté et l’usage de la voiture s’est développé (pollution), la proximité et l’artificialisation du cours d’eau peut accroître les risques.

 

Un Français d'aujourd'hui parcourt en moyenne 45 kilomètres par jour, soit 9 fois plus qu'il y a cinquante ans. La majorité des transports s’effectue en voiture et pour se rendre du domicile au lieu de travail.

 

Doc.8

 

1. Combien de salariés font plus de 5km ? (85%) de 15km ? (55%) de 80 km ?  (6%) de voiture pour aller travailler ?

2. Combien de salarié font moins de 15 mn de voiture ? (37%) entre 50 et 75mn ? (10%)

 

La population se concentre sur un arc métropolitain, composé de villes métropoles qui polarise leur territoire régional et modifient l’espace urbain. Cet arc attractif accueille la majorité des migrations intérieures et extérieures.

 

C) La France, terre d’immigration

 

 

Devoir maison p.56

 

 

Transition :

 

- Doc.9 : schématisez la distribution spatiale de la population

- P. 142 à commenter avec la fiche synthèse vocabulaire ci-dessous

 

 

 

Fiche synthèse : Peuplement, réseaux et mobilités en France

 

Peuplement : Désigne la répartition de la population sur un territoire, mais aussi le processus qui amène à cette répartition.

 

Sans titre5 

 

Réseau : Système mettant en relation des nœuds (hub) de communication (ex : villes) par des axes (ou spoke) (ex : routes).

Sans titre6 

  

Mobilité : Déplacement sur le réseau

 

 

II Les réseaux structurent le territoire

 

A) les métropoles

 

1) Définitions

 

- Certaines villes se distinguent en France (et en Europe) par la concentration des activités et des fonctions de commandement, qui en font des pôles très attractifs : c’est-ce que l’on appelle le phénomène de métropolisation : processus de concentration des fonctions stratégiques, de commandement, dans quelques grandes villes. Ces fonctions sont multiples : sièges sociaux de grandes entreprises, sites culturels, trafic aérien, fonction de commandement politique… Seulement quelques pôles urbains majeurs sont concernés selon les pays.

- Polarisation : interaction entre un centre et son aire d'influence. On parle parfois aussi d'attractivité.

 

- En France, la seule ville réellement « métropolisée » est Paris : c’est une global city. La ville, en plus d’être la capitale politique du pays, concentre les organes centraux de gouvernement, 30% PIB français (en IdF), 45% des EMS (Emplois Métropolitains Supérieurs), quartier d’affaire de la Défense, 25% des chercheurs.

- D’autres villes connaissent une certaine métropolisation: Marseille avec notamment le « quartier » Euroméditerranée, Lyon avec la Part-Dieu, Lille avec Euralille…

- Enfin, certaines villes sont dites des métropoles de rang régional comme Toulouse ou Bordeaux.

 

2) Schématisation d’une métropole

 

En vous aidant de l’exemple de Toulouse p. 150 et de Paris p.166, schématisez une métropole

 

3) Schématisation d’un Hub

 

En vous aidant de la p. 166, schématisez le Hub de Roissy

 

Définitions :

- Logistique : ensemble des opérations de conditionnement, gestion des stocks, planification, expédition et transports des marchandises.

- Centre d’éclatement : concentration de marchandises souvent conteneurisées avant redistribution vers des centres secondaires. Le Havre est un port d’éclatement.

 

Transition : les métropoles forment les nœuds d’un réseau de transport. Le rôle des transports est majeur dans l’attraction des flux, la structuration du territoire et l’étalement urbain. 

 

 

B) les réseaux de transports

 

1) Un centralisme qui renforce la métropolisation

 

Questions p.160 :

1. Axe majeur : PLM. Paris vers Lille, Le Havre, Le Mans, Bordeaux, Marseille, c’est un réseaux en étoile avec un axe périphérique : Marseille-Bordeaux. D’autres étoiles plus mineures : Rennes, Nantes, Clermont-Ferrand, Metz.

2. Connexion Lille-Benelux-RU, Strasbourg-Allemagne, Nice-Italie, Perpignan et Biarritz-Espagne.

3. Les villes sont les nœuds du réseaux de transport et polarisent donc les flux, ce qui contribue à accroître leur attractivité, donc leur peuplement et leur insertion dans le territoire national. Mais toutes les villes ne sont pas à égalité, certaines sont enclavés (hors des réseaux et du trafic) et Paris est le centre du réseaux.

4. Paris est le point nodal des routes royales (XVIIe) puis des voies ferrées du XIXe industriel (l’étoile de Legrand en 1842). Autoroute et LVG suivent le même schéma en étoile, et depuis 30 ans seulement se développent des axes transversaux. Paris est donc le lieu le mieux connecté aux métropoles régionales

5 et 6. Retour sur carte anamorphose SNCF : Paris tend à concentrer les fonctions de pouvoir ce qui la rend attractive, car elle est au centre du réseaux

 

 

Depuis l'après-guerre, l'agglomération parisienne a gagné près de 3 millions d'habitants, et a ainsi conservé son poids démographique au sein du territoire national. Pourtant le changement le plus important pour Paris ne concerne pas sa taille, mais ses fonctions métropolitaines. En tout état de cause, l'hégémonie francilienne est toujours d'actualité. Elle concentre et se spécialise dans des fonctions socio-économiques et politiques décisionnelles. 2.2 % du territoire, 18.5 % de la population totale, 33.0 % de l'impôt sur le revenu, 40.0 % des cadres et professions intellectuelles, 42.0 % des contribuables soumis à l'ISF, 48.5 % des postes administratifs et commerciaux, 50.0 % des sièges sociaux d'entreprises, 59.0 % des chercheurs.

Définitions :

- Centralisme : forme d'organisation d'un État dans lequel les décisions sont prises dans un centre unique. Sur le plan spatial, métropolisation d’un territoire au dépens des pôles secondaires et des espaces ruraux.

 

 

2) Des territoires enclavés.

 

Les réseaux de transports et la métropolisation se renforcent mutuellement au détriment d’un développement équilibré et équitable du territoire. On parle d’enclavement si l’accessibilité aux réseaux est réduite et ce à différentes échelles :

- Échelle européenne : voir carte accessibilité des villes au réseau aériens

- Echelle nationale : voir carte connectivité aux gares ferroviaires. Problème : depuis le TGV, la SNCF ferme les lignes régionales peu rentables.

- Echelle locales : l’exemple de Millau (powerpoint)

 

 

C) les déséquilibres

 

1) L’effet tunel

 Sans titre7 

Définitions : situation dans laquelle se trouve un espace traversé par un axe de transport sans pouvoir y accéder et subissant les nuisances (bruit, pollution, césure) sans bénéficier de leurs avantages. L'effet tunnel se manifeste par le développement accéléré des espaces situés autour des accès aux axes de transports (entrées d'autoroute, gares TGV...) et l'isolement relatif des espaces traversés mais éloignés de ces points d'accès. Contribue à désertifier les espaces interstitiels et à développer l’archipel métropolitain.

 

 

2) Désertification ou renouveau de l’espace rural ?

 

Les retraités sont la catégorie socio-professionnelle pour laquelle la césure entre milieu rural et milieu urbain est la plus marquée. En espace à dominante rurale, une personne sur quatre est retraitée. A l'inverse en milieu à dominante urbaine, leur part tombe à 17 %.

Mais depuis 20 ans Le rural retrouve une perspective positive : aux racines, à l'authentique, s'ajoutent une montée de l'exigence de cadre et de qualité de vie. Entre l'urbain et le rural s'est produite une inversion des valeurs, à la faveur d'une perception du rural redevenue positive.

Globalement les campagnes ne se dépeuplent plus depuis 1975. Alors que leur population avait encore un peu diminué entre 1968 et 1975, elle se met à augmenter de près de 1 % par an entre 1975 et 1982 (soit trois fois plus vite que la population urbaine), puis encore de 0,7 % entre 1982 et 1990, enfin de 0,5 % entre 1990 et 1999.

Cette évolution se double d'un processus d'inversion de la dynamique démographique des espaces ruraux à partir de 1975. Avant cette date, les campagnes françaises perdaient des habitants en raison de soldes migratoires déficitaires non compensés par l'excédent naturel ; depuis, ces territoires profitent d'une croissance démographique grâce à un solde migratoire à présent positif.

Malgré ce renversement de tendance, le phénomène de concentration des services dans les métropoles empêche le repeuplement de devenir une revitalisation : « La rétractation des services publics (écoles, postes…) est une menace mortelle, elle accélère la désertification des zones rurales » (Le Monde, 2005). En fait, et ce sera le prochain cours de géographie, le cœur du problème est la localisation des activités.

 

Conclusion :

La France est un territoire aux dynamiques contrastées, marqué par un processus de métropolisation limité à quelques villes. Les réseaux de communication sont toujours très centralisé au niveau de Paris et en forme d’étoile. Ils permettent notamment de renforcer la mobilité des Français sur le territoire.

15 avril 2012

Devoir maison 1ère Stg

DEVOIR MAISON 1ère STG Géographie

 

A rendre le vendredi 20 avril au plus tard dans mon casier

 

Première partie : étude de documents 12 points

 

Doc.4 Peuplement, réseaux et mobilités en PACA

Une région dynamique et attractive

La région Provence Alpes-Côte d’Azur est formée de 6 départements (Alpes de Haute-Provence, Hautes- Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Var). Troisième région la plus peuplée de France avec 5 millions d’habitants, PACA est une région attractive qui a gagné deux millions d’habitants en près d’un demi-siècle. Si cette progression, longtemps la plus rapide de France, est aujourd’hui moins forte que celle d’autres régions du Midi, elle se poursuit cependant à un rythme accéléré, alimentée par de fortes migrations d’actifs et un solde naturel positif.

Un territoire fortement contrasté

La population et les activités se concentrent sur la façade littorale et la vallée du Rhône, tandis que l’arrière pays montagneux est nettement moins peuplé. Le réseau urbain (91 % de population urbaine) s’organise suivant un axe, sur lequel se juxtaposent les principales aires urbaines : Avignon, Marseille-Aix, Toulon, l’Est varois et la conurbation azuréenne. L’existence de deux métropoles à rayonnement européen, Marseille-Aix et Nice-Côte-d’Azur, entraîne une bipolarisation de la région.

L’étalement urbain transforme l’espace régional : la périurbanisation résidentielle entraîne une forte croissance démographique et une forte consommation d’espace dans les moyen-pays, les nouveaux pôles d’activités (technopôles comme Sophia-Antipolis ou Château-Gombert, zones commerciales) s’installent en périphérie des villes centres. La croissance des déplacements automobiles ainsi générés conduit à la saturation des réseaux autoroutiers.

Ouvertures vers l’Europe et la Méditerranée

Alors que l’axe historique Nord-Sud bénéficie d’infrastructures multiples, comme la ligne TGV Paris-Marseille, les liaisons Est-Ouest sont saturées par les communications intra-régionales et par les flux européens croissants. Des projets majeurs visent à intensifier et fluidifier ces flux : LGV PACA, LGV Nice-Gênes, tunnel sous le Montgenèvre pour la traversée des Alpes par ferroutage. L’extension et la modernisation du port de Marseille (Fos 2xL) visent à lutter contre la concurrence des autres grands ports de l’arc latin.

Région PACA, 2010

 

Doc.5                                                                                                     Doc.6

Sans titre1 Sans titre2

 

Doc. 4, 5, 6

1. Comment évolue le peuplement de la région ? (doc.4)

2. Quel est le contraste principal de l’espace de PACA ? (doc. 5 et 6)

3. Décrivez l’armature urbaine régionale (disposition et rapports des villes entre elles) : quels facteurs expliquent son organisation ? (doc. 4,5,6)

4. D’où vient l’étalement urbain et quelles sont ses conséquences (doc 4 et 5)

Deuxième partie : schéma de synthèse 8 points

 

En vous basant sur le cours, complétez le schéma de synthèse portant le titre : la distribution spatiale de la population

 

 

 Sans titre3

Légende à compléter :

 

Densité faible    

 

Densité moyenne  

 

Grandes aires urbaines

 

Arc des métropoles            

       

 

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7 décembre 2011

Dossier Histoire des arts : la mosaïque de Zeugma

 

Utilisée par les Grecs, la mosaïque se développe dans le monde romain au point d’y devenir un art décoratif majeur, très prisé des élites qui s’en servent pour décorer leurs demeures. Faire une mosaïque consiste à assembler et à coller de petits cubes (tessellae, en latin ou tesselles en français) de pierre ou de marbres de différentes couleurs, en vue de former des motifs sur les sols, les murs ou les plafonds. Géométriques et/ou figuratifs, les thèmes choisis sont souvent liés au rôle de la pièce dans laquelle ils sont représentés. Ainsi, des motifs maritimes ornent souvent les pièces consacrées au bain.

 

Zeugma 

La ville antique de Zeugma, aujourd'hui sous les eaux d'un barrage construit sur l'Euphrate, a livré de nombreuses mosaïques d'une grande qualité.

Séleucos Ier, l'un des généraux d’Alexandre le Grand, le fondateur de l’empire séleucide, fonda deux cités à cet emplacement stratégique qui permettait le contrôle du passage sur l’Euphrate. Sur une rive, il installa Apamée et sur l’autre, il fit construire Séleucie de l’Euphrate. Cette installation eu lieu vers 300-299 avant notre ère. Les deux villes reçurent le nom de Zeugma à l’époque romaine. (…) Les recherches scientifiques et archéologiques sur le site ont commencé par une mission en 1987, puis se sont poursuivies pendant toute la décennie 1990. En 1993, des chercheurs australiens se sont joints aux archéologues turcs. Puis à partir de 1996, une équipe française, provenant notamment de l’université de Nantes, a aussi coopéré au projet. La priorité fut donnée aux fouilles de sauvetage de la partie du site qui allait être immergée. (…) Les travaux du barrage furent arrêtés temporairement et les mosaïques dégagées ont été transportées au musée de Gaziantep. C’est dans cette situation d’urgence que les thermes et le gymnase furent découverts.                         

 http://mahy-carine.suite101.fr/les-mosaiques-romaines-de-zeugma-en-turquie-a11467, avril 2010

 

La mosaïque de Pasiphae

pasiphae

 

Mosaique d’Océan et Thétys

 

oceanus_tethys_mosaic

 

La gitane

11120

Devoir maison :

Dossier histoire des arts : la mosaïque à Zeugma.

A l’aide de vos recherches personnelles et du blog (yakoubsohn.canalblog.com), répondez aux questions suivantes :

  1. Où se situe Zeugma ? Quand a-t-elle été fondée et quand a-t-elle été conquise par Rome ?
  2. Quelles sont les techniques utilisées en mosaïque ? D'où viennent ces techniques ?
  3. Qui sont les personnages représentés dans la mosaïque de Pasiphaé ?
  4. A quels mythes renvoie la mosaïque d’Océan et Téthys ?
  5. De quelle origine sont ces mythes ?
  6. En quoi Zeugma est-elle un exemple de romanisation ?

 

4 octobre 2011

ETUDE DE CAS : pourquoi le modèle agricole et alimentaire des Etats Unis n'est-il pas durable ?

Voici les documents pour l'étude de cas sur le modèle agricole et alimentaire des Etats-Unis. 

Doc 1 : Précipitations annuelles aux Etats-Unis

doc1

 

Doc 2 : Une isohyète est une ligne imaginaire reliant des points d'égales quantités de précipitations

 

Doc 3 : Le quadrillage a été effectué pour accélérer la colonisation agricole

Doc3

 

 Doc 4 : Superficie des exploitations
 et revenus agricoles, 1995

 doc4

 

Doc 5 : Grandes aires de cultures et d'élevage aux Etats-Unis

 Doc5

 

Doc 6 : La filière agroalimentaire de la tomate.

Machine à récolter les tomates en Californie 

Tablo1

Le transport

tablo2

Le tri

tablo3

Le produit agroalimentaire fini « Heinz »

tablo4

 

Doc 7 : Parcelle de blé dans le Kansas 
 

doc7 

Source : image Terra/ASTER du 24 juin 2001

 

Doc 8 : Feedlot au Texas, Hachette  p.64

Doc 9 : Les Etats-unis, première puissance agricole mondiale.

 doc9

Doc 10 : Les exportations de denrées alimentaires des Etats-Unis.

Régions d’exportations alimentaires

Part dans le total d’exportation alimentaire

Principal port céréalier

Asie

45%

Portland

Europe

20%

Baltimore

Amérique Latine

18%

La Nouvelle-Orléans

Canada

12%

 

Afrique

6%

Charleston

 

Doc 11 : Le « food power »

Les E-U exportent toute la gamme de leurs produits, des céréales aux agrumes. Au total, 1/4 de la production est exportée (en particulier vers l'Europe et le Japon). Les multinationales agroalimentaires possèdent de fortes parts de marché dans les pays industrialisés (Philip Morris, Coca Cola...). Enfin, signalons que le cours mondial des produits agricoles est établi aux Etats-Unis (Bourse de Chicago) : cf "food power".

Quelsues marques de Krafts Foods :

▪                Dans le secteur du chocolat : Côte d’Or, Daim, Milka, Milkinis,Suchard, Tendre Frisson, Toblerone, Poulain,

▪                Dans le secteur du café : Carte Noire, Café Grand-Mère, Jacques Vabre, Maxwell House, Velours noir,

Dans le secteur du biscuit et de la boulangerie industrielle : LU, Belin, Oreo.

Dans le secteur des bonbons et des chewing-gum : Carambar, Malabar, La Pie qui Chante, Hollywood et Stimoro

 

Doc 12 : L'agriculture américaine dépendante de la main d'oeuvre illégale ? 

L'agriculture américaine dépendante de la main d'oeuvre illégale ?

Tout au long de l'histoire de cette frontière, les mouvements migratoires sont bien souvent des mouvements de main d'oeuvre venant du sud pour suppléer aux besoins du système productif nord américain. C'est principalement l'agriculture qui représente le secteur qui est le plus demandeur de cette main d'oeuvre bon marché venue du sud.
Il faut savoir qu'aujourd'hui dans les Etats du sud des Etats-Unis, on estime à près de 80 % la part que représentent les travailleurs clandestins dans la main d'oeuvre du secteur agricole. Ces travailleurs travaillent bien souvent pour à peine 10 $/jour au Mexique, là où les salaires sont de l'ordre de 38 $/jours aux Etats-Unis. L'intérêt financier est donc évident. Ainsi, se construit une sorte de système de "gagnant-gagnant" entre propriétaires, exploitants agricoles américains, et main d'oeuvre clandestine. La présence de ces travailleurs illégaux est de toutes les façons salutaire pour le secteur économique, sans eux, le secteur de l'agriculture ne pourrait pas tenir bien longtemps. On arrive dans certains lieux à des situations pour le moins ubuesques où on ouvre des centres officiels de travailleurs illégaux ! (comme le centre Macehualli).

 

http://www.geographie-sociale.org/mexique-usa-frontiere.htm

 

Doc 13 : L'épuisement des ressources en eau aux Etats-Unis. 

L’épuisement des ressources en eau aux Etats-Unis

Il y a en outre l’épuisement de l’aquifère de l’Ogallala, dans les Prairies américaines – la plus grande étendue d’eau douce du pays, un véritable océan souterrain qui sert à arroser 20 % des terres. De même, le Colorado, après dix énormes barrages et plusieurs canaux de dérivation, n’atteint pratiquement plus la mer de Cortez (Golfe de Californie pour les Etats Unis) épuisé par les agriculteurs américains subventionnés et soutenus par un lobby puissant au Congrès de Washington.

http://www.irenees.net/fr/fiches/documentation/fiche-documentation-424.html

 

Doc 14 : Epandage de pesticides sur un champ de coton en Caroline du Sud.

 doc14

 

Doc 15 : Les émissions de CO2 dans la filière agroalimentaire.

doc15

Sources : ADEME, Ministère de l'Agriculture, INSEE

 

Doc 16 : Les importations alimentaires, une menace pour les marchés locaux des pays en développement. 

Quand l’importé vaut moitié moins que le local

Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, la filière avicole est menacée par l’invasion de poulets et résidus de volailles congelés en provenance de l’Union européenne et vendus à bas prix. C’est le cas au Bénin et au Togo, mais aussi au Cameroun, où des centaines de producteurs qui avaient massivement investi dans cette filière se sont trouvés ruinés. « Comment voulez-vous que la ménagère m’achète un poulet à 1 800 FCFA pièce quand elle peut se procurer du congelé à 900 FCFA le kg ? », interroge un de ces éleveurs.

Le blé et la farine bénéficient également d’un puissant soutien financier de Bruxelles, afin d’écouler les excédents. Conséquence : les céréales produites localement (blé, mil et sorgho) sont durement concurrencées. En Afrique, le pain de blé est devenu un « aliment de base ».

Autres denrées subventionnées : le coton et le sucre. Plusieurs pays africains producteurs de coton menacent de saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos des subsides dont bénéficient leurs concurrents européens. La crise est telle que dans de nombreux pays, dont le Mali, le Bénin et le Burkina Faso, les paysans refusent de poursuivre l’exploitation, préférant se reconvertir dans des cultures plus rémunératrices. Conséquence : toute la filière se désorganise.

Yolande S. Kouamé, 13/03/2003 Les subventions européennes minent l’agriculture africaine, RFI Hebdo

 

Doc 17 : Les agro carburants et leurs limites

docX 

 

Doc 18 : Le gaspillage alimentaire mondial.

Le gaspillage alimentaire mondial

Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé (…)

Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).(…)

Le rapport distingue entre pertes alimentaires et gaspillage de nourriture. Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production alimentaire.  Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays industriels. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles. En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.
                                                     

Rapport de la FAO Le gaspillage alimentaire mondial, 2011

 

 

 

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